<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="787" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://feministsnaparchive.omeka.net/items/show/787?output=omeka-xml" accessDate="2026-08-14T20:44:53-04:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="674">
      <src>https://d1y502jg6fpugt.cloudfront.net/62030/archive/files/67c49317adb3ee427d3f563b964549de.pdf?Expires=1787788800&amp;Signature=lsMJTYsX5AT4EB0EExPzCBYKXFvZYPKZ8kmXJkuKQlb8XAFUVmLD1pdn8OTJg8VH78Wdi51PTeFh9s3EI6et0VRzK55sbMYAOCaeR8UY7sHc1xDLvfGMCt9Ws6zQS1iw-8rsxXk6-hE8HdGieWYDYsQZr8mj6q1sU0jDbWzJMq2EMSPn503OqjRJf0yru951YkTwZfxagZ2iCgd5rx3RRMg-WZPP2Xpw8E23skK35hzK5TVbpcLR1Qsxn1UX7HoQHPHtyys8xrWY8ztW1H-HVPRaxa23chdQ%7ErQKqi-mUQbGlEUPuXE22MbxxTBG5rJBgyDV2-T0qde8wxXvLZ2qsA__&amp;Key-Pair-Id=K6UGZS9ZTDSZM</src>
      <authentication>06b40d3bef5f537c1bb58136259756f9</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="4">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="52">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="8442">
                  <text>Société
societe@delitfrancais.com

opinion

Démasquer Grindr
L’espace de rencontres LGBTQ+ manque d’inclusivité et doit être repensé.
illusion quant au fondement de
l’engagement d’une discussion.
Les conversations sont particulièrement ritualisées, une fois
franchie l’étape de catégorisation
initiale par le proﬁl. Elles peuvent
démarrer en prenant la forme d’un
échange de salutations et de nouvelles. Mais d’autres approches
prévalent également. Des photos
sont envoyées, soit du visage, soit
à caractère intime. La conversation s’éternise rarement. S’en suit
une question récurrente : « Tu
cherches quoi? ». La réponse détermine souvent si l’échange peut
continuer ou non. Ne surtout pas
avoir l’air de chercher quelque
chose de trop sérieux. Essayer de
ne pas avoir l’air trop léger non
plus. Toujours rester ouvert au
« fun ». Si l’autre est convaincu,
la conversation peut continuer.
Il faut alors envoyer des photos. C’est la condition suivante.
D’abord, des photos où l’on est
habillé. Parfois, des nudes (photos dénudées, ndlr) sont ensuite
demandées. Si cet envoi de photo
est refusé, la conversation risque
de s’arrêter. Parfois, certains se
montrent pressants, essaient
une sorte de chantage. D’autres
sont plus compréhensifs. Cette
« vente » de photos représente en
quelque sorte un passage obligé
sur l’application.

Grégoire Collet

Éditeur Société
NIELS ULRICH

Coordonnateur de la Production
Les auteurs utilisent dans cet article
les pronoms il/lui en parlant des
utilisateurs de Grindr, car ce sont
d’eux dont il s’agit dans leur propos.
Cependant, il est important de noter
que des personnes trans et non-binaires utilisent aussi l’application.

P

armi les quelques applications de rencontres réservées aux personnes queers,
Grindr est sûrement la plus
populaire. Lancée en 2009 sur
les plateformes iOS et Android,
l’application gagne rapidement en
popularité, au point de totaliser
aujourd’hui une dizaine de millions d’utilisateurs quotidiens.
On peut maintenant considérer
Grindr comme un espace d’homosocialisation, ou de socialisation
LGBTQ+, c’est-à-dire un endroit
où les personnes gays et LGBTQ+
se rencontrent et façonnent leurs
identités avec celles et ceux qui
leur ressemblent. L’application
permet d’échanger avec, majoritairement, des hommes gays,
dans le but de se rencontrer et
potentiellement mener à des
rapports sexuels. Sont proposés
aux utilisateurs des proﬁls selon
leur proximité géographique.
Contrairement à d’autres applications, rien n’empêche quelqu’un
d’envoyer un message à une personne qui n’aurait pas montré son
intérêt pour elle. Grindr est très
peu associée au sérieux d’autres
applications de rencontres, les
rapports entretenus sur l’application étant souvent légers et
laissant une grande place à l’expression des désirs sexuels des
utilisateurs. Si l’on peut entrevoir
Grindr comme étant un élément
majeur de la culture gay contemporaine, il est aussi important
d’identiﬁer les dangers que présente l’application.
Le parler Grindr
Au détour des bios- courts
textes qui sont censés permettre
de se présenter -, de nombreux
utilisateurs précisent ce qu’ils
recherchent. Pour ce faire, ils
utilisent souvent un langage codé,
avec des expressions bien particulières pour déﬁnir le genre de relation qu’ils recherchent. « Fun »
(utilisée pour dire que l’on recherche seulement à s’amuser, et a
une connotation sexuelle), « top »
(actif ), « btm »(passif ), « vers »
(versatile, polyvalent), « nsa »

10

Société

Sur certains profils figure la
mention « hors milieu ». Cela
signifie que la personne en question ne fréquente pas d’autres
personnes de la communauté
LGBTQ+ et ne souhaite pas être
associé à tous les clichés qui y
sont associés. Pas question d’être
une « folle », il faut avoir l’air
très masculin, être un homme,
un vrai. On recherche du « masc4masc » (masculin pour masculin). Pas question de montrer ne
serait-ce qu’une once de féminité, de faiblesse. Rester en dehors
de tout ça, rester hors milieu.
Iyad Kaghad

« Les discussions sont particulièrement ritualisées,
une fois franchie l’étape de catégorisation initiale
par le profil »
(no strings attached, « pas d’attachement émotionnel», ndlr) sont
tout autant de mots ou d’abréviations ayant une signiﬁcation qu’il
faut connaître pour naviguer sur
Grindr. La liste est longue. Ces
mots créent une catégorisation
incessante. Il faut comprendre
les mots qui déﬁnissent chaque
type de personne pour pouvoir

« entrer sur le marché ». Parce que
c’est cela dont il s’agit : se décrire,
se catégoriser, aﬁn de pouvoir
devenir intéressant aux yeux des
autres. Ainsi, quelqu’un ne peut
intéresser un « top » que s’il est un
« btm ». Sinon, à quoi bon parler,
c’est une perte de temps.
Certains ne sont intéressés que
par les « twinks », ces jeunes

garçons, ou hommes ayant l’apparence de jeunes garçons, imberbes et longilignes. D’autres
recherchent des « bears », ayant
l’air plus âgés, avec une pilosité
et un physique plus imposants.
D’autres catégories pour décrire
le physique sont également proposées par l’application. Cette dernière ne laisse d’ailleurs aucune

Grindr et homonormativité
Que ce soit dans les courts
textes inscrits sur les profils des
utilisateurs ou dans les messages
reçus, il n’est pas rare d’être
face à des discours oppressifs
sur Grindr. Le tristement connu
«No Fats, No Fems, No Asians,
No Blacks » (« Pas de gros, pas
d’efféminés, pas d’Asiatiques,
pas de Noirs », ndlr) est devenu
un adage des plus populaires sur
l’application. Ses déclinaisons
sont multiples et sont plus offensantes et oppressantes les unes
que les autres. Si Grindr est vu

le délit · mardi 9 avril 2019 · delitfrancais.com

�comme un espace de liberté et
d’expression pour les hommes
gays, la réalité est moins rose : la
plateforme sert souvent d’étalage
à une masculinité et une homonormativité toxiques.

de questions extrêmement déplacées, qui a ectent les personnes
trans au rang d’objets sociétaux
incompris, réduits à leur éloignement des schémas de genre et de
sexualité traditionnels.

Le rejet des hommes dits efféminés sur Grindr est un symptôme
évident d’une homophobie internalisée. Internaliser une oppression, c’est adopter les méthodes
oppressives dont on a pu être victime, et intégrer les stéréotypes
et discriminations qui la caractérisent. C’est ne pas parvenir à déconstruire ce que l’on a pu subir,
au point où on accepte et reproduit les mêmes schémas qui ont
remis en question notre intégrité.
Chez un homme gay cisgenre, internaliser l’homophobie signifie
que l’on n’accepte qu’un unique
type de masculinité, suivant des
schémas très homonormés. Cette
homonormativité passe par l’assimilation du modèle de l’homme
gay que l’on voit le plus souvent
représenté: blanc, plutôt jeune,
issu d’une classe supérieure, souvent musclé et qui peut « se faire
passer » pour un homme hétérosexuel. Il va donc sans dire que
l’homonormativité est une pâle
copie de l’hétéronormativité,
rendant la queerness digestible
pour la majorité adhérente aux
modèles de genre classiques. Voir
la communauté LGBTQ+ comme
étant unifiée, emplie de tolérance
et d’un respect aveugle fait en
sorte que l’on ignore les oppressions que des hommes gay font
très souvent subir. Les critères

Pour lutter contre l’oppression
des personnes trans et non-binaires sur Grindr, les modérateur·rice·s de l’application ont
mis en place des nouvelles catégories, plus inclusives. Il est donc
possible maintenant d’indiquer
ses pronoms et son genre. Sont
aussi mises à disposition des
définitions de termes qui pourraient ne pas être compris par
une population moins éduquée
sur les questions de genre et de
sexualité. Dans le Centre d’Aide
de Grindr, l’application répond
à des questions comme « Que

« Le rejet des
hommes dits
e éminés sur
Grindr est un
symptôme évident
d’une homophobie
internalisée »

de masculinité sont souvent exprimés sur Grindr, et il est ainsi
fréquent de se sentir inadapté de
par l’expression de son genre.
Pour comprendre l’homonormativité sur Grindr, l’exemple du
« No Fats, No Fems, No Asians,
No Blacks » semble être le plus
probant. L’adage rejette des
hommes racisés, les personnes
exprimant leur genre d’une
manière plus féminine et les
personnes grosses. À cette combinaison grossophobe, raciste et
sexiste se conjugue souvent de
la transphobie. Les personnes
trans sont fréquemment exclues
des espaces dits dédiés aux personnes LGBTQ+. L’imaginaire
autour des utilisateurs de Grindr
restant principalement binaire
et cisgenre, il est choquant pour
beaucoup de voir des hommes
ou femmes trans en parcourant
les proﬁls de la plateforme.
L’oppression des personnes
trans prend en e et de multiples
formes. Cette violence est parfois
un peu plus pernicieuse lorsque
ces personnes sont l’objet d’une
fétichisation. Cela prend la forme

assez important pour beaucoup
de personnes queers. Il est important que la plateforme se
réinvente pour ouvrir franchement ses portes à celles et ceux
s’éloignant du schéma homonormé. La tâche n’est pas mince, car
il s’agirait ici de refaçonner la
culture que Grindr a créée dès
ses débuts.
Conséquences sur la santé mentale
Les espaces de socialisation
réservés aux personnes LGBTQ+
sont peu nombreux. Lorsque l’on
apprend l’existence de Grindr,
on a espoir en l’application et ce
que l’on pourrait en tirer. Faire
des rencontres, trouver des personnes qui nous correspondent,
se sentir inclus et accepté. Il peut
donc y avoir une quasi-dépen-

précise possible de l’interlocuteur inconnu. Les conclusions
sur une personne sont tirées
extrêmement rapidement, avec
très peu d’informations à disposition. Ce besoin de plaire instantanément régit toute action sur
l’application. Il y a une attente de
répondre aux critères de l’autre
et, pour ce faire, essayer de les
deviner en avance. Souvent, cela
implique de correspondre au
« type » de personne qui intéresse
l’interlocuteur, comme indiqué
sur son proﬁl ou rapidement
mentionné dans la conversation.
Si l’un des deux utilisateurs ne
correspond pas aux attentes de
l’autre, dans le meilleur des cas,
l’un des deux cessera de répondre,
dans le pire il bloquera l’autre.
La brutalité de ce genre d’action
peut être di cile à encaisser.

Si l’on parle souvent de l’absurdité du besoin de validation créé
par les réseaux sociaux « traditionnels » (comme Instagram,
Facebook, etc…), Grindr, et le fait
que l’application soit principalement réservée aux personnes
LGBTQ+, ajoute une nouvelle
dimension à cela. En effet, ce
besoin de validation est plus
profond, car il aborde les notions
de sexualité et d’image de soi de
manière plus poussée que dans
d’autres situations.
Un autre problème récurrent
concernant l’utilisation de
Grindr, touchant également à
l’estime personnelle, concerne
la satisfaction qui peut être tirée
de l’utilisation de l’application.
En effet, si sur le moment les
discussions ou les rencontres
découlant de l’usage de l’application semblent être satisfaisantes et parfois stimulantes,
il en résulte souvent un vide
ou une frustration au cours de
« l’après-rencontre ». Les nombreux points communs présumés
avec un interlocuteur, ou l’image
construite d’une personne sont
souvent balayés lors des rencontres, ce qui peut mener à des
sentiments très partagés, souvent négatifs.
Que faire de Grindr?

Iyad Kaghad
signifie être non-binaire? », « Si
je suis trans et en difficulté, qui
devrais-je appeler? », « Est-ce
qu’une personne trans peut être
gay? » Ces efforts sont étendus
aux personnes séropositives,
souvent rejetées dans les biographies de personne sérophobes,
insistant sur le fait qu’elles ne
veulent interagir qu’avec des personnes « clean ». Il est possible
de rendre visible son statut VIH,
et des explications sur le Sida
sont proposées par Grindr.
Grindr a lancé en 2018 la campagne Kindr, (signifiant « plus
gentil », ndlr). Une série de
vidéos a été publiée par la plateforme, recueillant des témoignages de personnes utilisant
Grindr qui ont été victimes
d’oppressions sur l’application.
Toutes disent à peu près la même
chose. Bien que la plateforme
donne la possibilité d’indiquer
ses préférences, la frontière
entre attirance et discrimination
est souvent très mince. Donner
la possibilité aux personnes de
dire qu’elles ne sont intéressées
que par les hommes blancs musclés, c’est renforcer l’oppression
qu’imposent les standards homonormatifs. Grindr, étant un
espace où l’on peut trouver des
personnes qui nous ressemblent,
devient un outil de socialisation

le délit · mardi 9 avril 2019 · delitfrancais.com

dance à Grindr pour beaucoup
de jeunes hommes gays et jeunes
personnes queers. Comment se
détacher de Grindr si l’application n’a pas de substitut digne
de ce nom? De plus, les schémas
oppressifs présents sur Grindr
ont des effets qui peuvent être
destructeurs sur ses utilisateurs.
Être mis face à une démonstration de masculinité toxique quotidienne et subir le rejet ou les
insultes d’inconnus impactent
l’état de santé mentale des personnes déjà opprimées.
Selon une étude de Stanford,
environ 70% des hommes gays
utilisent des applications comme
Grindr pour se rencontrer.
L’article « The Epidemic of Gay
Loneliness », publié dans le
Huffington Post en mars 2017
par Michael Hobbes, explore
les dimensions de la solitude
des hommes homosexuels. Il
identifie Grindr comme étant
un facteur de l’isolement de ces
hommes, alors que l’utilisateur
moyen passe environ 90 minutes
sur l’application par jour.
L’usage intensif, ou non, de l’application place les utilisateurs
dans une perpétuelle comparaison. Les photos y sont décryptées,
les informations scannées, pour
tenter de se faire l’idée la plus

Un tel rejet, vécu seul, devant un
écran, est d’autant plus violent
qu’inexpliqué. Malgré le fait que
l’autre soit un inconnu, la soudaineté du geste peut facilement

Si le portrait dressé de l’application dans cet article semble
peu réjouissant, il reste nécessaire de célébrer un tel espace.
Alors que notre génération tend
peut-être vers plus d’inclusivité et de sécurité, il est souvent
frustrant de voir les espaces qui
sont réservés aux personnes
LGBTQ+ ne pas évoluer aussi rapidement qu’on le souhaiterait.
Décloisonner les espaces pour
les personnes LGBTQ+ doit passer par une déconstruction de la
soi-disant tolérance aveugle de
la communauté. Reconnaître les

« Décloisonner les espaces pour les
personnes LGBTQ+ doit passer par
une déconstruction de la soi-disant
tolérance aveugle de la communauté »

mettre à mal l’estime de soi. Cité
dans l’article de Michael Hobbes,
le chercheur et psychologue
William Elder a rme même que
l’application serait quasiment
conçue pour détruire l’estime de
soi. Pourtant, même si ce geste de
rejet est vécu de manière brutale,
chacun semble se sentir légitime
de le reproduire. « Désolé de ne
pas te répondre, on m’ignore
aussi ». En fonctionnant ainsi, en
acceptant et banalisant le rejet,
les utilisateurs perpétuent cette
dureté à laquelle ils font face.
Les utilisateurs de Grindr
sont donc confrontés à un besoin de validation constant.
Correspondre aux attentes des
autres, être accepté, validé par
ces derniers représente un but
dont il est parfois difficile de jauger l’accessibilité. D’où l’obsession qui découle de ce système.

normes oppressives de genre,
de physique, de race, de classe
sociale, d’état de santé mentale
permet aussi de mieux se protéger face au rejet violent que
peuvent procurer certains discours sur l’application.
C’est pour cela que l’application
devrait tenter de développer
un fonctionnement prônant un
espace plus inclusif. Les utilisateurs, étant souvent aspirés par
le fonctionnement et les codes
de l’application, perpétuent ce
schéma de manière quasi automatique. Il est donc nécessaire
pour l’application de mettre en
avant les efforts de sensibilisation et les tentatives d’instaurer plus d’inclusivité dont elle
semble avoir initié la création.
Ces efforts ne constituent cependant qu’un premier pas, et
restent à poursuivre.x

société

11

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="10">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="3753">
                <text>Coverage from Le Délit</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="1">
    <name>Text</name>
    <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="53">
        <name>Volume</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="7989">
            <text>108</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="54">
        <name>Issue</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="7990">
            <text>23</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="55">
        <name>Page Number(s)</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="7993">
            <text>10-11</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="7">
        <name>Original Format</name>
        <description>The type of object, such as painting, sculpture, paper, photo, and additional data</description>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="7995">
            <text>PDF</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="7988">
              <text>2019-04-09</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="7991">
              <text>Démasquer Grindr</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="7992">
              <text>Grégoire Collet, Niels Ulrich</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="7994">
              <text>PDF</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="7996">
              <text>Le Délit</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="7997">
              <text>An opinion piece discussing the gay dating app Grindr and its implications for homonormativity and mental health, among other topics.</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="78">
      <name>homophobia</name>
    </tag>
    <tag tagId="73">
      <name>LGBTQ</name>
    </tag>
    <tag tagId="20">
      <name>queer</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
