<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="677" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://feministsnaparchive.omeka.net/items/show/677?output=omeka-xml" accessDate="2026-06-06T03:22:21-04:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="471">
      <src>https://d1y502jg6fpugt.cloudfront.net/62030/archive/files/45eef26ebb5666ab8548f8a06250dc1e.pdf?Expires=1781740800&amp;Signature=CLrgGYlPLX3oqd6EjHQolmJDPewwbfc0C7ZrZy5-8vkxFg-QzsMjGGiRrkH6-XjsSi7Dbjpt-kl2r3XDpD1SFFUFvzOzYxLZR01yOkIQvBsrq1nbGert4tf4otIYlZbUFHSOygzDRMRIsy-BIxrQhnfw4UmF8GGuOsXMKq5QtyXIsFCxOWBFVcAw%7EdDParrGCU1WEcPmyrFyG-z91uToc3xdVYNoTuZisxhzjqg2uf%7Ex23SMzrc55Hx05UVKZmQ83UJ7mYnSSJcHwBrZlGtXLlJzGFSTD1kDQCO%7EuQy5ZkYiDjPuK38iYuNoSf%7EZEO3Y6Ueuiw4GuHo2eKNMdxroiw__&amp;Key-Pair-Id=K6UGZS9ZTDSZM</src>
      <authentication>5cd3345052015c04d5f7fa27d99b0a9a</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="4">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="52">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="7419">
                  <text>clayton lapomme

Le Délit

societe@delitfrancais.com

DÉFINITIONS

C

onsentement

La définition du consentement utilisée
dans la Politique contre les violences sexuelles (Sexual Assault Policy, ndlr) de
McGill s’appuie sur la loi canadienne:
Le consentement est une décision affirmative de s’engager dans une activité sexuelle mutuellement voulue, donnée par
une formulation ou des actions claires.
Comme décrit dans le Code criminel du Canada,
le consentement ne peut être obtenu quand:
- L’accord est exprimé par les mots ou la conduite
d’une personne autre que le(la) plaignant(e)
- Le(la) plaignant(e) est incapable de consentir à l’activité
- L’accusé conseille ou incite le(la) plaignant(e)
à s’engager dans l’acte en abusant d’une position de confiance, de pouvoir ou d’autorité
- Le(la) plaignant(e) exprime, par des
paroles ou une conduite, un manque
d’accord d’engager dans l’acte; ou
- Le(la) plaignant(e) ayant consenti à engager
dans une activité sexuelle, exprime, par des
mots ou une conduite, un manque d’accord
de continuer à s’engager dans l’acte.

l’évolution de la situation mcgilloise
concernant LES AGRESSIONS SEXUELLES

A

gression sexuelle

C’est lorsque l’intégrité sexuelle de la victime est violée. Cet acte ne dépend donc pas
uniquement du contact avec une partie spécifique du corps de l’individu, mais davantage
de la mesure dans laquelle l’intégrité sexuelle de la personne est atteinte. Différents
facteurs sont importants à prendre en compte:
la partie du corps touchée, la nature du contact, le contexte dans lequel il a eu lieu, les
mots et les gestes qui l’ont accompagné etc.

Crédit photo

QUELQUES CHIFFRES

E

n 2016, le gouvernement ontarien a donné
236 000 dollars canadiens à la professeure
Dawn Moore (Carleton University) aﬁn
qu’elle puisse mener une étude sur la violence
sexuelle sur les campus de la province (Radio
Canada).

Les statistiques disponibles à ce jour relativement aux agressions sexuelles sur les campus
universitaires sont disparates et lacunaires,
puisque peu d’étudiants reportent ces agressions.
Cependant, des tendances sont récurrentes dans
tous les sondages:

Plus de 700 agressions sexuelles ont été signalé
de 2009 à 2013 dans les universités et collèges
canadiens.

- Les femmes sont beaucoup plus
touchées que les hommes

Une femme sur 3 aura été victime d’au moins une
agression sexuelle depuis ses 16 ans au Québec
(2006).

- Une très petite minorité des victimes portent plainte
- Les personnes issues de la communauté LGBTQIA+ sont plus touchés par les agressions sexuelles
- Les étudiants en première année sont particulièrement atteints par les violences sexuelles,
surtout pendant les premiers mois de l’année.
hannah raffin, madeleine
courbariaux, dior sow

Le Délit

8

le délit · mardi 20 septembre 2016 · delitfrancais.com

�On attend de voir

«O

n attend de voir»,
s’il fallait trouver
une expression pour
résumer les réactions mitigées qu’a
provoquées en la communauté étudiante la première politique sur les
violences sexuelles proposée par
l’administration, celle-ci pourrait
faire l’a aire.
Le capital conﬁance dont
bénéﬁcie l’Université auprès des
associations étudiantes engagée
est au plus bas, conséquemment
à la politique de l’autruche adoptée par l’administration Fortier.
Plusieurs organisations actives et
travailleuses, telles Divest McGill
(Désinvestir McGill, ndlr) ou
Demilitarize McGill (Démilitariser
McGill, ndlr) ont rencontré dans
leurs e orts militants une attitude
dénigrante de la part des autorités
mcgilloises.
Ainsi, dans un communiqué
commun, publié uniquement en
anglais — comme l’ébauche de la
politique en question, mise en ligne
par McGill —, l’AÉUM et de l’AÉCSUM (Association des Étudiants
en Cycles Supérieurs de l’Université McGill, PGSS en anglais, ndlr)
expriment de nombreuses réserves
quant à la politique avancée par
l’administration.

Anonyme, U3
Littérature anglaise

- Une politique pour les survivants
- Le respect du survivant, de son intimité, des choix, de sa parole
- Pouvoir s’auto-identifier en tant que survivant: pas de définition catégorique
- La possibilité pour un survivant de prendre son temps, et se retirer à tout moment du processus
d’aide de l’université, pour y revenir plus tard, ou non
- Une consultation pour recueillir les avis et propositions de tous
- L’implémentation est prévue pour l’hiver prochain

Est saluée tout de même la
décision d’ouvrir une consultation
publique sur la politique à tous les
membres de la communauté mcgilloise, et le communiqué d’encourager d’encourager leurs étudiants
à soumettre leurs remarques et
propositions.

- Peu, si ce n’est aucune,de mesure concrète
- Quid des moyens? Des mots, pas de chiffres
- Il faudrait revoir et modifier les procédures existantes pour les adapter au cas particulier des
agressions sexuelles
- Attention à la présomption d’innocence, peut-on exclure du campus des perpétrateurs présumés et non avérés?
- S’inspire de la politique étudiante proposée en avril passée, fruit du travail sur plusieurs années
de bénévoles étudiants, sans en retenir certains points important ni en faire mention

À cette réaction fait écho celle
du Centre aux agressions sexuelles
de l’AÉUM (SACOMSS en anglais,
ndlr), qui porte de similaire critique quant au projet de l’administration. Dans une déclaration
publiée sur leur page facebook,
l’organisation partage ses peurs,
ne voulant pas une nouvelle fois
en «des mots vides venant d’une
Université qui préfère donner à son
image la priorité», plutôt qu’aux
survivants et leur bien-être. x

vant que la politique ne soit publiée,
j’ai une amie qui a
essayé de suivre le processus
concernant les violences
sexuelles à McGill. Elle a
remarqué que les «victimes»
étaient regardées de manière
dégradante parce qu’elles
avaient à raconter leur expérience à plusieurs personnes,
encore et encore. De surcroît,

Anonyme, U1
Arts

Siobhan, U3
Arts

ls doivent faire comprendre à tous qu’il y a de réelles conséquences, qu’il n’y
pas d’impunité. On voit dans de
nombreuses universités américaines que les agresseurs s’en
sortent indemnes. Sinon, il y a
un sentiment d’acceptation, ce
n’est qu’une fois qu’ils mettent
en place une telle politique que
certains y penseront à deux
fois avant d’agresser quelqu’un
sexuellement.

eu de mcgillois seront
au courant de cette
politique si personne
ne lit ses mails ou, du moins,
ne se contente que de les
survoler; il doit y avoir une
meilleure façon de communiquer avec les étudiants.
Le terme de survivant est
litigieux, il élève plutôt que
rabaisse, mais certains pensent que cette appellation
suppose qu’il y a un besoin

I

Points positifs

Les deux principales associations étudiantes mcgilloises, représentant plus de 30 000 étudiants
à elles deux, s’inquiètent de ce
document de travail qui «renforce
les limitations actuelles des pratiques universitaires en réponse aux
violences sexuelles». Toutes deux
châtient l’administration pour le
caractère vague de la politique, tant
en mesures concrètes que délais
raisonnables.

l’agresseur avait souvent des
mois de tranquillité avant
même d’être contacté. Avec
la nouvelle version il devrait
y avoir un plus grand respect
pour les survivants. Je suis
d’avis que la violence sexuelle à McGill ne devrait être
un tel tabou. Il n’est pas facile
de savoir si l’on a été attaqué
sexuellement si l’on n’a pas
été éduqué en résidence.
Il n’est pas évident pour
l’étudiant mcgillois moyen
de savoir quels sont les lieux
fournissant du support en cas
de violence sexuelle.

A

Politique contre les violences sexuelles: les pours, les
contres et la voix de la communauté mcgilloise

P

Points négatifs

Un problème de communication?
De cette nouvelle politique qui concerne tous et toutes peu sont au courant. Le Délit en a fait
l’expérience en vous questionnant à l’intersection «Y», et n’en trouvant que peu parmi vous ayant
connaissance de la politique en question, moins encore l’ayant lu. Envoyée par courriel à tous les
étudiants, il est désormais clair que ce n’est pas la plus efficace des méthodes.

Vox Pop

Anonyme, U2
Sciences politiques

J

’ai entendu parlé du cas
d’une étudiante ayant
eu une expérience de
violence sexuelle; ça ne s’était
pas produit à McGill mais
après coup elle avait eu du mal
à avoir accès au support dont
elle aurait eu besoin à McGill.
Je sais qu’il y a une refonte en
cours du système de support
à la santé mentale, parce que
l’université est consciente du
problème, et l’aide devient
de plus en plus accessible

d’être «réparé». Appeler
quelqu’un «survivant», c’est
lui dire «tu dois être réparé»,
comme la victime avait déjà
achevé d’intégrer ce qui lui
est arrivé. Certains ne sont
peut-être pas encore prêts
à se considérer comme survivants, ont besoin d’un peu
plus de temps. Beaucoup
de gens ne survivent pas
complètement à une agression sexuelle. Ce problème
d’appellation est compliqué,
«victime» est un terme brutal, mais il n’y en a pas de
parfait.

«La violence sexuelle à McGill ne devrait pas être un tel tabou»
le délit · mardi 20 septembre 2016 · delitfrancais.com

aujourd’hui. Il semblait, parce
qu’elle essayait encore et
encore, sans réussir, qu’il était
presque impossible d’être
dirigé vers quelqu’un qui
l’aiderait au long-terme.

«Beaucoup de
gens ne survivent pas complètement à
une agression
sexuelle»

Nathaniel, U1
IDS

J

e suis également
d’avis qu’il ne faille
pas demander au
survivant s’il ou elle était
intoxiqué(e) ou habillé(e)
de manière inappropriée
puisque cela importe
peu. Ces problèmes sont
prévalents aux ÉtatsUnis et, très souvent, les
victimes ne reçoivent
pas le soutien nécessaire.
Je suis donc content de
savoir que McGill aborde
la question.

Claire, U4
Sciences

O

n entend aux
États-Unis
qu’il y a beaucoup de problèmes à
propos d’agressions
sexuelles et que les
universités tournent
souvent le dos aux
victimes. Alors, en
tant que femme, ça me
rassure de savoir que
de telles politiques
existent désormais à
McGill. Je crois sin-

Sam, U3,
Études
canadiennes
&amp; Arthur, U3,
Géographie

E

n ce qui a
trait à exclure
l’agresseur perpétrateur présumé du
campus, McGill a certes
le droit de le faire, mais
je m’inquiète que les
droits d’une personne
accusée sans preuve
ne soient brimés. La

cèrement que cette
ébauche est un bon
début, tant pour les
étudiants que les professeurs.

«Alors, en tant
que femme, ça
me rassure de
savoir que de
telles politiques
existent désormais à McGill»

présomption d’innocence est tout de même
le fondement de notre
système juridique.
Les statistiques montrent qu’il y a bien plus
d’agressions qu’on ne
le pense et, encore, il y
a beaucoup de victimes
qui n’entreprennent
aucune démarche de
consultation. Si cette
politique encourage
plus de survivants à
aller de l’avant avec les
démarches nécessaires,
c’est un immense pas
dans la bonne direction.

9

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="10">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="3753">
                <text>Coverage from Le Délit</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="1">
    <name>Text</name>
    <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="53">
        <name>Volume</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="6685">
            <text>106</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="54">
        <name>Issue</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="6686">
            <text>2</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="55">
        <name>Page Number(s)</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="6689">
            <text>8-9</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="7">
        <name>Original Format</name>
        <description>The type of object, such as painting, sculpture, paper, photo, and additional data</description>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="6691">
            <text>PDF</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="6684">
              <text>2016-09-20</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="6687">
              <text>Enquête: violence sexuelles á McGill</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="6688">
              <text>Hannah Raffin, Madeleine Courbariaux, Dior Sow</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="6690">
              <text>PDF</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="6692">
              <text>Le Délit</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="6693">
              <text>A feature about sexual violence at McGill, including definitions, a timeline of activism at McGill, student testimonies, and a pros and cons list for implementing a sexual violence policy.</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="1">
      <name>Admin</name>
    </tag>
    <tag tagId="17">
      <name>sexual assault</name>
    </tag>
    <tag tagId="33">
      <name>Sexual Assault Centre of the McGill Students' Society (SACOMSS)</name>
    </tag>
    <tag tagId="38">
      <name>sexual violence</name>
    </tag>
    <tag tagId="127">
      <name>Sexual Violence Policy</name>
    </tag>
    <tag tagId="5">
      <name>SSMU</name>
    </tag>
    <tag tagId="57">
      <name>terminology</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
